Vis ma vie de graphiste

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Dans une autre vie, j’étais graphiste pour une grosse régie publicitaire, au milieu d’équipes commerciales et administratives.

Tous avaient beaucoup de travail et de responsabilités. Et moi, je m’amusais toute la journée à créer des visuels, des logos, des animations et des messages publicitaires.

Oui je m’amusais… parce que du point de vue de gens non avisés, on ne travaille pas quand on conçoit de l’image, on s’amuse. On joue avec photoshop et illustrator ; on fait des animations marrantes avec flash. C’est pas un travail ça, c’est un plaisir, un jeu (sous-entendu : « et tout le monde peu le faire »).

Tôt ou tard, chaque créatif est confronté à ce genre de discours réducteur, non ?

Une injustice. A moins que ce ne soit l’envie de faire la même chose.
Il est vrai que si l’on en croit mon cher ami Albert, scientifique de génie et philosophe non moins génial à ses heures perdues :

La créativité c’est l’intelligence qui s’amuse.

Albert Einstein

Quel pied ! On aurait tort de s’en priver.

Aussi, pour ceux qui rêvent d’être à notre place, ceux qui ne connaissent pas l’angoisse de la page blanche, la peur d’être boudé par l’inspiration bienveillante, les maux de tête, les yeux qui brulent après des heures devant l’écran, je vais vous confier quelques astuces pour devenir vous aussi un créatif heureux.

Plus qu’un métier, c’est un état d’esprit qui se travaille tous les jours, 24h/24, 7J/7 (même la nuit, quand 3 des 4 voix que vous avez dans la tête veulent dormir alors que la dernière se demande si les pingouins ont des genoux).

Cela demande beaucoup, non, énormément d’énergie. Il faut être curieux, très curieux, pratiquer l’empathie, réfléchir en permanence, travailler beaucoup, sortir du cadre, prendre des risques, ne pas avoir peur de l’échec et recommencer…

Créer exige de la concentration, de l’humilité et de la confiance en soi (deux choses qui peuvent avoir du mal à cohabiter). C’est un savant dosage de rigueur et de légèreté pour essayer de créer un visuel qui communique parfaitement juste. Et tout ça, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval.

Alors, quand je croise quelqu’un qui juge les créatifs sans savoir de quoi il parle, j’ai parfois envie de lui dire : fais toi plaisir, prends ma place et vis ma vie de graphiste !